Affichage des articles dont le libellé est Madagascar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Madagascar. Afficher tous les articles

lundi 9 juillet 2012

Nosy Komba / Nosy Tanikely / Nosy Sakatia / Nosy Be

Nous quittons le parc de l'Ankàrana, prenons un nouveau taxi-brousse (toujours aussi bondé) pour rallier Ankify, sautons dans une pirogue et nous rendons à Nosy Komba où nous allons passer quelques jours, visiter les îles avoisinantes, avant de rejoindre et de découvrir un peu plus l'île de Nosy Be

Nous débarquons sur l'île de Nosy Komba et optons pour l'option bungalow avec vue mer...

... Guillaume a rapidement trouvé sa place !

Nous partons explorer les lieux et tombons très vite sous le charme de cette paisible petite île

Les habitants de l'île vivent essentiellement du tourisme, les ruelles regorgent d'artisanat en tout genre et notamment de ces nombreuses nappes brodées


Comme dans tout Madagascar les habitants vivent ici pauvrement. Cependant, les Malgaches semblent se débrouiller avec le peu qu'ils ont, il y a une sorte d'organisation dans laquelle chacun a un rôle et l'entraide est le maître-mot.

Le lendemain nous partons visiter l'île de Nosy Tanikely qui se trouve à une heure de bateau de Nosy Komba.

Même si l'île semble déserte il ne faut pas se fier aux apparences, le ballet des touristes est incessant mais ce lieu reste un petit coin de paradis avec son sable d'une blancheur incomparable et son eau limpide. Nous passons de longues heures à observer les superbes fonds marins, nous regrettons de ne pas avoir de boitier étanche pour pouvoir faire des photos des centaines d'espèces de poissons multicolores qui peuplent ces eaux cristallines, nous avons aussi la chance de pouvoir suivre et observer plusieurs tortues. On en a vraiment pris plein les yeux !

Après le déjeuner nous partons sur les hauteurs de l'île, un gros dénivelé d'environ 70m nous permet d'accéder à ce petit phare qui domine l'île

La vue valait le détour...

... et en redescendant nous croisons quelques lémuriens

Guillaume poursuit son exploration de l'île ...
... tandis que je savoure un peu plus... le premier qui crie "Sauvez Willy!" je l'étripe !

Le lendemain, alors que nous avions initialement prévu de quitter Nosy Komba pour nous rendre à Nosy Be, nous changeons nos plans et décidons de découvrir l'intérieur de l'île. Notre première étape nous mène à l'école maternelle du village et nous regardons ces enfants très attentifs et fascinés, reprenant en choeur la comptine chantée par leur maîtresse. C'est tellement beau un enfant attentif et fasciné...

Nous avons formé un petit groupe avec deux autres couples de Français et nous sommes guidés par Yvonne, une personne extraordinaire que vous verrez en photo plus tard, je ne vous en dis pas plus pour l'instant...

Nous prenons toujours plaisir à croiser la faune locale. La femelle...

... puis le mâle

Cette fourmilière a été construite dans l'arbre afin d'échapper à d'éventuels prédateurs, malines les fourmis !

Des haricots géants

Tout le long de l'ascension, qui dure environ 3h, nous découvrons de superbes points de vue sur les îles voisines, nous apercevons notamment Nosy Be au loin

Notre ascension s'achève dans un minuscule village, dans lequel les hommes sculptent le bois afin de réaliser des ustensiles de cuisine ou des sculptures

Les enfants sont plus mignons les uns que les autres

Séquence transmission de savoir-faire

Voilà Yvonne, notre guide, 72 ans, une encyclopédie vivante des plantes médicinales, un rythme impressionnant dans la montée et un sacré humour !

A gauche, un couple de Français vivant à la Réunion, à droite un autre couple de Français qui voyage depuis 30 ans et qui a visité un nombre incalculable de pays. Leur vie, avant la retraite, se répartissait à peu près de la manière suivante, une année de travail, une année sabbatique pour voyager...

Le repas est excellent et s'achève par ce superbe dessert, aussi beau...

... que bon !

Plusieurs enfants du village prennent plaisir à aider Yvonne, ils connaissent eux aussi toutes les plantes médicinales, s'initient à l'anglais et à l'italien grâce au contact qu'ils ont avec les touristes et feront certainement une excellente relève

Cabosse de cacaoyer

Nous sommes repérés!!!

Le lendemain nous nous rendons sur une autre île, à l'Est de Nosy Be, celle de Nosy Sakatia

Au programme, baignade et bronzage...

Nous dormons à Ambatoloaka, situé au Sud-Ouest de l'île de Nosy Be. Malgré ce beau coucher de soleil, ce village balnéaire a peu de charme et les vieux blancs ventrus qui se pavanent au bras de jeunes Malgaches ne peuvent laisser indifférents et provoquer, disons-le, un certain dégoût...

Il fait 45°C mais, c'est bien connu, rien ne nous arrête, nous louons donc des vélos pour nous rendre au mont Passot qui se trouve à plus d'une vingtaine de kilomètres d'Ambatoloaka. Nous croisons évidemment des zébus, animal emblématique de Madagascar.

Le Mont Passot ne s'élève qu'à 330m mais la pente est raide, il fait très chaud, les vélos sont de qualité très moyenne et j'en ai marre !!!

Bon Guillaume fait le malin mais il en bave aussi !

J'en ai marre je vous dis !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Bon ok d'accord ça valait le coup de monter jusqu'au sommet, je n'ai rien dit...


La traditionnelle photo : bière au premier-plan, Colombe au deuxième plan

Nous avons poursuivi notre route jusqu'à la très belle plage d'Andilana

Bien réhydratés et revigorés nous remontons en selle et avalons les vingt kilomètres jusqu'à Ambatoloaka

Le lendemain, nous avons de la visite au petit-déjeuner

Il est temps de rentrer, nous avons vraiment apprécié ce séjour à Madagacar, aussi bien pour les très beaux paysages que nous avons traversés que pour l'ambiance et le rythme très particuliers qui règnent dans cette grande île, c'est sûr, nous reviendrons !


Nosy Be / Diégo Suarez

En mai 2012, nous sommes partis une douzaine de jours dans le Nord de Madagascar, direction l'île de Nosy Be et la ville de Diégo-Suarez...

Nous atterrissons à l'aéroport de Fascène sur l'île de Nosy Be, petit morceau de terre sur lequel vivent environ 60000 habitants et qui se trouve au Nord-Est de la Grande Ile. Nous passons la première nuit dans un sympathique petit hôtel d'Hell-Ville, chef-lieu de Nosy Be.

Dès le lendemain nous quittons Nosy Be et prenons un petit bateau qui nous mène en une petite heure à Ankify. Nous trouvons facilement un taxi-brousse qui pourra nous conduire jusqu'à Diégo-Suarez, par chance celui-ci part à 9h, c'est-à-dire dans une demi-heure! Guillaume m'avait prévenue mais en effet la notion du temps à Madagascar n'est pas tout à fait la même que celle que nous connaissons, nous partons donc 1h30 plus tard lorsque le taxi-brousse est "plein". Il y a 15 places et, pour l'instant, nous ne sommes "que" 18! Le trajet est très éprouvant, il fait très chaud, nous roulons en moyenne à 30km/h car la route est complètement défoncée, nous avons mal aux fesses et surtout nous sommes serrés comme des sardines, nous avons continué à prendre du monde sur la route et nous sommes jusqu'à 22 personnes dans ce même taxi-brousse prévu pour 15!

Nous arrivons à Diégo-Suarez après 6h de route pour seulement 200km! Face à la deuxième plus grande baie du monde, nous dégustons un excellent filet de zébu et n'avons aucun mal à trouver le sommeil...

Le lendemain nous décidons d'aller visiter le parc national de la montagne d'Ambre. Nous montons dans l'une des centaines de 4L jaunes qui défilent dans Diégo et font office de taxi. Alors que notre parc automobile occidental ne cesse de se renouveler, des nouveaux modèles rendant obsolètes ceux sortis 6 mois auparavant, la 4L est la voiture-phare de Mada et peu importe son état général, tant qu'elle peut rouler, elle roule!

Il faut un guide pour visiter le parc, le nôtre s'appelle Vincent, nous formons un petit groupe avec un autre couple de Français de La Réunion et nous partons découvrir la montagne d'Ambre. Vincent est un guide très intéressant et qui a un sens sur-développé, aucun animal, si petit soit-il ne peut se dérober à sa vue ! Nous serions passés sans problème devant ce petit caméléon sans le voir si Vincent ne nous avait pas informés de sa présence.

Vincent nous raconte aussi l'histoire de ce terrible ficus étrangleur qui s'entortille autour des arbres et les tue en se nourrissant de leur sève...

Nous croisons de nombreux gros mille-pattes de ce type

Alors celui-là, même quand Vincent nous l'a montré on a eu du mal à le voir ! Vous le voyez vous? C'est un caméléon nocturne champion du monde du camouflage.

Le ficus-étrangleur fait une énième victime!

La montagne d'Ambre est un endroit ombragé et un véritable îlot de fraîcheur qui contraste avec la chaleur étouffante de Diego, qui ne se trouve pourtant qu'à une quarantaine de kilomètres de là

Voici le plus petit caméléon du monde!

Après trois bonnes heures de marche, nous pouvons admirer une première cascade, la cascade Antomboka..

...puis une seconde, la cascade sacrée d'Antakàrana...

... et enfin, après une descente abrupte, nous parvenons à ce petit lac sacré

Sur le chemin du retour, nous croisons encore quelques habitants de la montagne d'Ambre comme ce gros caméléon qui nous regarde du coin de l’œil...

et, un peu loin, nous avons le plaisir d'admirer une famille de lémuriens, ces petits primates qui pullulent à Madagascar.



Le lendemain, accompagnés par le même chauffeur que la veille, M. Toussaint, nous partons pour Ramena situé à une vingtaine de kilomètres de Diégo. Nous entreprenons d'effectuer la balade des Trois Baies que nous débutons à partir de la baie de Sakalava, immense plage très prisée des kite-surfeurs, en effet, ça décoiffe !

La balade en bord de mer est très agréable malgré un temps un peu couvert. Après la Baie des Pigeons (non, je ne parle pas de Guillaume)...

 ... nous abordons la baie des Dunes avec ses drôles de concrétions rocheuses qui font penser à des mini-tsingys (terme défini un peu plus tard).

Nous sommes "seuls au monde", ce jour-là nous ne croisons en effet que quelques zébus

Nous terminons notre balade par le Cap Miné, base militaire dominée par un phare

Le jour s'éteint doucement sur Ramena

Nous finissons la journée autour d'une parillade de poissons gargantuesque


Le lendemain nous attendons d'embarquer sur un bateau afin de découvrir la fameuse mer d'Emeraude dont la beauté nous a été vantée à maintes reprises

Cette mer n'a en effet pas volé son nom !

Nous avons l'impression de nous baigner dans une piscine géante

Le retour en bateau sera nettement plus agité qu'à l'aller les vagues semblant s'amuser à nous tremper jusqu'aux os !


Nous reprenons le lendemain un taxi-brousse en direction de Nosy Be mais nous faisons une escale au passage pour visiter le Parc national de l'Ankàrana. Ci-dessus notre bungalow, certes pas très confortable mais à un prix défiant toute concurrence, 10 euros pour 2 en demi-pension, qui dit mieux?

Le jour suivant, départ pour une randonnée à l'intérieur du parc, les baobabs, arbres ventrus, s'élèvent pourtant majestueusement

Nous ne tardons pas à croiser la route de lémuriens que nous observons toujours avec autant de plaisir

Après une bonne heure de marche, nous accédons aux Tsingy Meva, en malgache, "tsingy" signifie « où l'on ne peut marcher pieds nus », on comprend pourquoi quand on observe ces formations calcaires déchiquetées et acérées par l'érosion causée par la pluie

Des passerelles ont été aménagées afin que les touristes puissent déambuler à l'intérieur de ce champ de tsingys. Nous sommes guidés par Dolphin (qui nous fait un peu flipper "Flipper le dolphin", blague de Guillaume, désolée)

Une mer de tsingys s'étale à nos pieds



Comme dans le parc de la montagne d'Ambre nous avons la chance de pouvoir observer différents types de caméléons

Les Tsingy Rary, autre point de vue des tsingys de l'Ankàrana, moins spectaculaire que le premier

Nous semblons déranger ce Lepilemur ankaranensis, lémurien nocturne qui nous a bien fait rire avec ses gros yeux globuleux

Nous arrivons ensuite à la Perte des rivières qui est un gouffre dans lequel viennent se jeter, durant la saison des pluies, les rivières de l'Ankàrana afin de rejoindre le canal du Mozambique

Nous terminons notre randonnée par la visite de la grotte des Chauves-Souris

Enchevêtrement de stalactites et de stalacmites

Les petits points lumineux que l'on peut observer sur cette photo sont les yeux de quelques-unes des milliers de chauves-souris qui peuplent la grotte

Je ne résiste pas à mettre encore quelques photos de la faune locale...