Affichage des articles dont le libellé est Vanuatu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vanuatu. Afficher tous les articles

mercredi 24 juillet 2013

Vanuatu

 En juin 2013, nous sommes partis huit jours au Vanuatu. Au programme, un volcan, des plages paradisiaques et les sourires de la population locale...


 Commençons par un peu de géographie! Le Vanuatu est un archipel de 83 îles réparties sur 1500 km du nord au sud, la plupart d'origine volcanique, dont les principales sont Efaté, Espiritu Santo et Tanna. Situé à 600 km au nord-est de la Nouvelle-Calédonie et à seulement 1h30 de vol, c'est une ancienne colonie franco-anglaise, autrefois appelée "Nouvelles-Hébrides" et indépendante depuis 1980...


Une petite grève des contrôleurs aériens étant venue perturber notre départ, nous décollons finalement pour le Vanuatu avec un jour de retard. Nous passons une courte première nuit dans la capitale, Port-Vila, qui se trouve sur l'île d'Efaté ; le lendemain matin, nous nous envolons en direction de l'île de Tanna; la baie de Port-Vila se dévoile...

Le vol vers Tanna, à 1h30 de vol, se fait à bord d'un petit coucou, nous voyageons quasiment dans la cabine des pilotes, sensations garanties!

 Nous commençons donc notre découverte du Vanuatu par Tanna. C'est une île volcanique située au sud de l'archipel; l'île est encore sauvage, le mode de vie y est encore traditionnel, l'économie repose surtout sur la culture du café et les possibilités d'hébergement ne sont pas légion... Mais située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, la visite de l'île vaut surtout pour son attraction principale, le volcan Yasur...
 
Une fois à l'aéroport, il faut compter deux bonnes heures de trajet en 4x4, sur une piste souvent défoncée, pour rejoindre notre hébergement... Après quelques minutes de route nous faisons un premier arrêt dans le très joli petit marché de Lenakel, la seule bourgade de l'île...

Au marché se côtoient les régimes de bananes, les noix de coco, les taros, ignames et autres fruits et légumes en tout genres. Des arrêts réguliers vont jalonner notre parcours, les chauffeurs du 4x4 profitant de toutes les opportunités pour faire leurs courses!

 Nous arrivons enfin au "Yasur Camping Ground" où nous avons réservé une "tree house" (une cabane dans les arbres quoi !). Malgré le côté très "rustique" de l'habitation et du camping lui-même, la vue de la cabane est imprenable, le fameux volcan Yasur semble à portée de main et nous gratifie déjà de rugissements et de fumées spectaculaires.

Comme indiqué ci-dessus, le camping a beaucoup de charme mais est, comment dire ? Assez "roots", ni électricité, ni eau et une gestion assez anarchique...

 Après une sieste réparatrice nous enfilons l'équipement du parfait randonneur et nous partons à l'assaut du volcan Yasur. L'entrée se trouve à quelques mètres de notre camping, nous suivons une piste bien tracée pendant environ 3/4 d'heure...

Nous faisons quelques pauses pour observer les impressionnantes fumées qui s'échappent du cratère... Le Yasur culmine seulement à 361m d'altitude: en éruption continue depuis au moins 200 ans, il est l'un des volcans les plus actifs de la planète mais aussi l'un des plus accessibles

 Nous gravissons les quelques centaines de mètres aménagés qui sont là pour justifier le prix exorbitant du ticket d'accès au site...


 
 ... et nous pouvons enfin admirer les entrailles de la bête !
 

 De gros nuages de fumée de couleurs différentes s'échappent du cratère...
 
...mais le point de vue est situé de telle sorte que nous ne sommes pas gênés par ces rejets

 Nous ne sommes pas les seuls à être venus admirer ce fameux volcan et de nombreuses nationalités sont représentées...

 ...et nous croisons même une star japonaise (si vous le connaissez faites-nous signe!) qui participe à un film ou à un reportage et qui ferait presque de l'ombre au volcan!

 Nous demeurons près du cratère jusqu'à la nuit tombée et le spectacle devient encore plus magique. Les gerbes de lave se multiplient et viennent faire rougeoyer l'obscurité. C'est d'ailleurs probablement le rougeoiement du volcan qui amena sur l'île le premier Européen, James Cook, en 1774!

On vous le garantit, le spectacle ne rend pas aussi bien en photo que dans la réalité!

Après une bonne nuit nous devons nous séparer de notre nid douillet... en effet, alors que nous avions réservé cette cabane pour deux nuits, le propriétaire des lieux, très sympathique par ailleurs, nous a demandé si cela ne nous dérangeait pas de laisser notre place et de dormir sous une tente car il avait réservé ce logement à plusieurs personnes en même temps... Heureusement la famille n'est jamais loin et le propriétaire nous a finalement trouvé un logement encore plus confortable chez son cousin (avec eau cette fois-ci !). Une chance pour nous car notre premier hébergement n'a pas résisté aux fortes pluies et a pris l'eau le soir-même !

 Alors que nous avions gentiment décliné l'offre qui nous avait été faite de voir un spectacle de danse traditionnelle (on n'apprécie pas trop ce type de mise en scène spécialement prévu pour divertir les touristes), nous nous laissons finalement embrigader tout en douceur pour assister à ce spectacle, pas si mal d'ailleurs et composé de danseurs qui mettaient du cœur à l'ouvrage.

Séance photo devant une statue traditionnelle du Vanuatu

Nous nous dirigeons ensuite vers la plage de sable blanc de Port-Résolution, le ciel est gris mais nous piquons quand même une tête pour nous rafraîchir

 Nous poursuivons la journée avec une balade dans la plaine des sables qui se trouve au pied du Yasur et qui n'est pas sans nous rappeler celle du volcan de la Fournaise à la Réunion...

La balade se fait en grande partie sous des retombées de cendres poussées par les vents dominants et assez incommodantes, on comprend pourquoi personne n'habite de ce côté du volcan!

Le soir nous dînons, malgré tout, au "Yasur Camping Ground", nous ne sommes pas rancuniers (en même temps le choix est limité dans le coin!)... et nous avons le plaisir de profiter d'un petit concert improvisé organisé par le propriétaire des lieux, Robert, et son groupe. La musique est de qualité et, plusieurs semaines après notre retour, nous nous prenons à fredonner encore les airs entendus lors de cette soirée!

Après deux jours à Tanna, nous revenons pour deux jours sur l'île principale et la plus peuplée de l'archipel, Efaté et posons nos bagages à Port-Vila, la capitale, qui compte 45000 habitants sur les 235000 de l'archipel. Bref, une ville à taille humaine et assez agréable.

 Nous optons cette fois-ci pour un tout autre type d'hébergement, beaucoup plus confortable cette fois-ci, on en avait besoin! Il s'agit d'un grand hôtel peuplé d'Australiens, il y a l'électricité, l'eau courante et nous avons même une piscine privée, on ne se refuse rien !

 Nous flânons dans les allées du marché coloré de Port-Vila et les boutiques du centre-ville

Il fait bien plus chaud qu'en Nouvelle-Calédonie et nous pouvons arborer des tenues d'été!

Guillaume s'hydrate, cela va de soi, avec la bière locale, ici il s'agit de la "Tusker"

Non pas pour toi ! 

 
Nous passons l'après-midi sur une petite île nommée Iririki Island, qui se trouve en face de la ville à seulement quelques minutes en bateau de Port-Vila.

 Nous profitons du soleil et faisons un peu de snorkeling: au programme, une eau bien chaude, des poissons colorés et même une rascasse! 

 
Le soleil est radieux, nous aussi!

 Nous nous installons ensuite en terrasse dans l'un des bars de cette île-hôtel peuplée, là aussi, d'Australiens, ils sont partout !!! Et nous profitons des dernières lueurs du jour et d'un magnifique coucher de soleil sur la baie de Port-Vila

 Comme nous ne sommes pas malchanceux nous tombons juste au moment du fameux "happy hour", Guillaume ne boude pas son plaisir et apprécie (comme le montre son sourire), plutôt deux fois qu'une, les margaritas du bar!

 
Le lendemain, nous quittons Port-Vila pour nous rendre plus au nord sur l'île d'Espiritu Santo, alias Santo, la plus grande de l'archipel du Vanuatu, mais demeurée très sauvage.
  Nous posons nos affaires pour deux jours à Luganville, la "ville" principale (plutôt une longue rue bordée de quelques commerces) et nous nous dirigeons directement vers "Million Dollar Point". A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en quittant l'île qui leur avait servi de base pour la guerre du Pacifique, les Américains abandonnèrent et coulèrent directement sur place leurs équipements militaires : bateaux, camions, jeeps ... C'est finalement de ce "dépotoir" qu'est né un site fabuleux ! A quelques brasses de la plage il est en effet possible d'admirer un véritable aquarium naturel qui s'est créé autour de ces carcasses de fer... Vraiment dommage de ne pas pouvoir faire de photos de ce moment sous l'eau!

Pour notre deuxième journée à Santo nous partons visiter la côte Est de l'île, la seule qui possède une route digne de ce nom. Notre sympathique guide nous amène d'abord dans son village natal, Port-Olry, où se trouve une plage absolument paradisiaque, on vous laisse juger...



Beaucoup d'habitants du village vivent encore de la pêche grâce à leurs pirogues traditionnelles... Les habitants de Port Olry sont francophones. En effet, si la totalité des Vanuatais parlent le bichlam, une sorte de créole anglais, la plupart pratique aussi l'une des deux autres langues officielles, l'anglais ou le français, apportées par les missionnaires catholiques ou protestants selon les endroits. Ceci dit, face à la toute-puissance de l'anglais, le français semble un peu en recul...

La baie de Port-Olry: superbe et pas un chat!


Un paysage typique de l'île de Santo... En effet, l'île vit un peu du tourisme mais l'économie locale repose surtout sur la culture du cocotier et l'exploitation de la noix de coco

 Après avoir été récoltée, la noix de coco (ou coprah) est séchée, puis rassemblée dans des sacs et vendue au poids à Luganville. Le coprah sert ensuite à fabriquer l'huile de coco utilisée dans l'alimentation humaine, les savons, les lotions capillaires, les huiles essentielles...


Nous faisons ensuite un nouvel arrêt à "Champagne Beach", c'est pas trop mal non plus ces nuances de vert émeraude dans l'eau, non ?





Dans la baie de Lonnoc toute proche

L'envers du décor, une photo de cette terrible liane qui envahit, étouffe et tue tous les grands arbres. Cette liane, apportée par les Américains, prolifère dans toute l'île et est un véritable fléau.

 Nous terminons la journée par un site tout aussi somptueux, un trou bleu appelé "Jacky's Blue Hole"... On aura eu droit à toutes les nuances de bleu aujourd'hui, la palette de dame nature est quand même incroyablement étendue !


 L'eau est aussi belle que froide, c'est de l'eau de rivière cette fois-ci, nous piquons une tête pour la photo mais nous ne nous attardons pas dans l'eau!

Le soir, nous retrouvons notre guide, Pierrick, et un couple de Néo-Calédoniens, rencontré à l'hôtel, pour une sortie dans un lieu typique du Vanuatu (on en trouve tout de même aussi en Nouvelle-Calédonie), le nakamal. Il s'agit d'un lieu, généralement réservé aux hommes, où les Vanuatais viennent se retrouver pour boire le fameux kava qui est une boisson traditionnelle mélanésienne obtenue a partir de racines d'arbustes trempées puis pressées. Il paraît que c'est vraiment mauvais et que ça a des vertus apaisantes mais tout le monde se lance dans l'aventure (sauf moi bien sûr !). Il faut d'abord boire cul-sec...

...puis cracher et se rincer rapidement la bouche à l'eau.

De l'avis général ce n'est pas si dégueu que cela et finalement une deuxième tournée est rapidement commandée puis avalée aussi sec!

Le lendemain nous retournons sur Port-Vila pour passer notre dernière journée.

A quelques kilomètres de la capitale se trouvent les cascades de Mélé, un joli site bucolique, agréable et bien aménagé. 

La récompense est au bout du chemin avec cette grande et majestueuse cascade

Nous ne pouvons résister et, malgré sa température fraîche, nous nous jetons à l'eau !

Après une dernière soirée à Port-Vila dans l'excellent resto français "le Jardin des Saveurs" (on vous le conseille), nous sommes de retour en Nouvelle-Calédonie.

Au-delà des paysages superbes et variés que nous avons pu traverser tout au long de ce séjour nous retiendrons aussi l'accueil exceptionnel, très chaleureux des Vanuatais qui ont toujours été d'une grande gentillesse. Quatre ans c'est pas si long que ça et nous avons plein de choses à découvrir dans la région Pacifique mais, si nous avons le temps, c'est sûr, nous retournerons au Vanuatu !

A bientôt!